Jean 8:12–20:
Jésus déclare être la lumière du monde et répond au rejet
Jean 8:12–20 (NEG 1979)
Interprétation correcte de Jean 8:12–20
Après les controverses survenues pendant la fête des Tabernacles, Jésus continue d’enseigner publiquement dans le temple et déclare : « Je suis la lumière du monde ». Les pharisiens contestent la véracité de son témoignage, mais Jésus répond en montrant qu’il connaît sa véritable origine et sa destination, que le Père rend témoignage de lui et que ses adversaires ne connaissent ni le Fils ni le Père.
(v. 12)
«Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.»
Jésus ne dit pas simplement qu’il enseigne au sujet de la lumière ou qu’il conduit vers elle. Il déclare :
« Je suis la lumière du monde ».
L’image de la lumière avait déjà été introduite dès le commencement de l’Évangile. En lui était la vie, et cette vie était « la lumière des hommes » ; Jean l’a également présenté comme la véritable lumière qui vient dans le monde.
Cette déclaration intervient encore dans le contexte de la fête des Tabernacles. Pendant cette célébration, des cérémonies d’illumination avaient lieu dans le temple ; cet arrière-plan rend donc particulièrement significative l’image employée par Jésus, même si Jean ne dit pas explicitement que sa déclaration dépend de ce rite.
Jésus ajoute :
« celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres ».
Suivre Jésus signifie lui répondre comme à la lumière et marcher sous sa direction.
Le résultat est le suivant :
« il aura la lumière de la vie ».
Dans Jean, la lumière et la vie sont étroitement liées dès le prologue. Jésus se présente ainsi comme la source de cette lumière qui conduit à la vie.
(v. 13)
«Là-dessus, les pharisiens lui dirent: Tu rends témoignage de toi-même; ton témoignage n’est pas vrai.»
Les pharisiens ne répondent pas directement à la déclaration de Jésus selon laquelle il est la lumière du monde.
Ils contestent plutôt la véracité de son témoignage parce qu’il rend témoignage de lui-même.
L’objection rappelle la discussion précédente de Jean 5, où la question du témoignage et de sa confirmation avait déjà été soulevée.
Les pharisiens cherchent donc à récuser son affirmation en invoquant le principe selon lequel un témoignage ne doit pas être établi uniquement sur la parole d’une seule personne.
(v. 14)
«Jésus leur répondit: Quoique je rende témoignage de moi-même, mon témoignage est vrai, car je sais d’où je suis venu et où je vais; mais vous, vous ne savez d’où je viens ni où je vais.»
Jésus répond que son cas ne peut être évalué comme celui de n’importe quel autre témoin.
Il sait d’où il est venu et où il va.
Il ne parle pas simplement d’une origine géographique ni d’une destination terrestre. Jésus vient du Père et retournera vers le Père.
Ses adversaires, en revanche, ne connaissent véritablement ni cette origine ni cette destination.
Leur jugement concernant Jésus repose donc sur une connaissance incomplète.
(v. 15)
«Vous jugez selon la chair; moi, je ne juge personne.»
Jésus oppose la manière dont ses adversaires l’évaluent à sa propre manière d’agir.
Ils « jugent selon la chair », c’est-à-dire selon des critères limités à ce qui est visible et humain.
Jésus, en revanche, affirme : « moi, je ne juge personne ».
Dans ce contexte, cela ne signifie pas qu’il soit dépourvu d’autorité pour juger, puisqu’il avait déjà déclaré que le Père avait remis tout jugement au Fils (Jean 5:22, Jean 5:27).
Cette affirmation souligne que Jésus n’exerce pas contre eux le même genre de jugement charnel et superficiel qu’ils exercent contre lui.
De plus, sa mission présente ne consiste pas à exécuter immédiatement la condamnation finale, mais à accomplir l’œuvre pour laquelle il a été envoyé.
(v. 16)
«Et si je juge, mon jugement est vrai, car je ne suis pas seul; mais le Père qui m’a envoyé est avec moi.»
Si Jésus juge, son jugement est vrai parce qu’il n’agit pas indépendamment du Père.
Son jugement est en parfaite unité avec celui qui l’a envoyé.
Ainsi, contrairement au jugement selon la chair de ses adversaires, le jugement de Jésus correspond à la vérité du Père.
(v. 17–18)
«17 Il est écrit dans votre loi que le témoignage de deux hommes est vrai; 18 je rends témoignage de moi-même, et le Père qui m’a envoyé rend témoignage de moi.»
Jésus ramène la discussion au principe établi dans la loi : le témoignage de deux hommes est vrai.
Ses adversaires soutiennent que Jésus rend témoignage de lui-même.
Jésus répond en montrant qu’il n’est pas seul dans son témoignage :
Il rend témoignage de lui-même, et le Père qui l’a envoyé rend également témoignage de lui.
Dans Jean 5, il avait déjà expliqué que le témoignage du Père se manifestait par les œuvres que celui-ci lui avait données d’accomplir et par les Écritures qui rendaient témoignage de lui.
Le problème n’est donc pas l’absence de témoignage, mais le rejet du témoignage qui se trouve déjà devant eux.
(v. 19)
«Ils lui dirent donc: Où est ton Père? Jésus répondit: Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père.»
Les pharisiens demandent :
« Où est ton Père ? »
Leur question montre qu’ils ne comprennent pas la relation dont Jésus parle ou qu’ils demandent à identifier le second témoin qu’il vient de mentionner.
Jésus ramène alors la question à l’essentiel :
« Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. »
Puis il ajoute :
« Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. »
Jésus établit ainsi un lien inséparable entre connaître le Fils et connaître le Père.
Ceux qui rejettent le Fils montrent qu’ils ne connaissent pas véritablement non plus le Père qui l’a envoyé.
(v. 20)
«Jésus dit ces paroles, enseignant dans le temple, au lieu où était le trésor; et personne ne le saisit, parce que son heure n’était pas encore venue.»
Jean situe ces paroles dans le temple, au lieu où était le trésor, montrant une fois encore que Jésus enseigne publiquement.
Malgré l’opposition, personne ne se saisit de lui.
Jean en donne de nouveau la raison : « son heure n’était pas encore venue ».
L’hostilité contre Jésus se poursuit, mais elle ne peut avancer le moment où il sera livré.
Implications
- Jésus est la lumière du monde : la lumière et la vie que Dieu offre sont liées à sa personne.
- Suivre Jésus conduit hors des ténèbres : celui qui le suit possède la lumière de la vie.
- Juger selon la chair conduit à une mauvaise appréciation de Jésus : ses adversaires le jugent selon des critères limités et humains.
- Le témoignage de Jésus est confirmé par le Père : il ne parle pas comme un témoin isolé.
- Connaître le Père est inséparablement lié à connaître le Fils : rejeter Jésus révèle que l’on ne connaît pas le Père qui l’a envoyé.
- L’heure de Jésus ne dépend pas de ses ennemis : personne ne peut avancer le moment fixé pour sa mission.
Applications
- Suis Jésus comme la lumière : ne te contente pas de connaître ses paroles ; marche sous sa direction.
- Ne juge pas Christ selon des catégories purement humaines : reçois ce qu’il révèle concernant son origine et sa relation avec le Père.
- Écoute le témoignage que Dieu a rendu au sujet de son Fils : n’ignore pas les éléments qui confirment qui est Jésus.
- Cherche à connaître le Père par le Fils : Jésus déclare que ces deux connaissances sont inséparablement liées.
- Ne juge pas selon l’apparence ni selon des critères superficiels : apprends à évaluer conformément à la vérité.
Résumé
Dans Jean 8:12–20, Jésus déclare être la lumière du monde et promet que celui qui le suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie. Les pharisiens contestent la véracité de son témoignage, mais Jésus répond qu’il sait d’où il est venu et où il va, tandis qu’eux ne savent ni d’où il vient ni où il va. Il affirme en outre qu’il n’est pas seul : le Père qui l’a envoyé rend lui aussi témoignage de lui. Enfin, Jésus déclare que ses adversaires ne connaissent ni lui ni son Père, car connaître véritablement l’un est inséparablement lié à connaître l’autre. Malgré l’opposition, personne ne se saisit de lui, parce que son heure n’était pas encore venue.
Prière
Notre Père, nous te remercions parce qu’en ton Fils tu as révélé la véritable lumière qui donne la vie.
Aide-nous à suivre Christ et à ne pas marcher dans les ténèbres.
Garde-nous de juger selon des critères superficiels ou purement humains, et donne-nous l’intelligence nécessaire pour reconnaître le témoignage que tu as rendu au sujet de ton Fils.
Apprends-nous à te connaître par Jésus et à vivre conformément à la lumière qu’il nous donne.
Nous te le demandons au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Amen.
Nouvelle Édition de Genève (NEG 1979)
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