Jean 7:10–18:
Jésus enseigne pendant la fête et révèle l’origine de sa doctrine
Jean 7:10–18 (NEG 1979)
Interprétation correcte de Jean 7:10–18
Après avoir dit à ses frères que son temps n’était pas encore accompli (Jean 7:1–9), Jésus monte lui aussi à la fête, mais non de la manière publique et ostentatoire qu’ils lui avaient proposée. Cette section montre les divisions qui existaient à son sujet, son enseignement dans le temple et la manière dont ses paroles peuvent être reconnues comme venant de Dieu.
(v. 10)
«Lorsque ses frères furent montés à la fête, il y monta aussi lui-même, non publiquement, mais comme en secret.»
Jésus monte bien à la fête, mais non selon les conditions proposées par ses frères.
Ils voulaient qu’il se montre publiquement afin d’obtenir de la reconnaissance. Jésus, en revanche, y monte « non publiquement, mais comme en secret », montrant ainsi qu’il n’agit ni pour satisfaire les attentes humaines ni pour s’exhiber.
Cela confirme que Jésus agit selon le temps du Père, et non sous la pression des autres.
(v. 11)
«Les Juifs le cherchaient pendant la fête, et disaient: Où est-il?»
Jésus était déjà attendu à Jérusalem.
Comme cela arrive fréquemment dans l’Évangile de Jean, l’expression « les Juifs » désigne ici les autorités religieuses juives de Jérusalem qui s’opposaient à Jésus. Elle ne désigne pas l’ensemble du peuple juif, puisque les foules présentes à la fête étaient elles aussi juives et que le verset 13 les distingue de ceux qu’elles craignaient.
Ces autorités cherchaient Jésus et demandaient : « Où est-il ? » Leur recherche ne venait pas d’une disposition favorable, car Jean avait déjà indiqué qu’elles cherchaient à le faire mourir (Jean 7:1).
Leur question reflète donc l’attente et la tension qui entouraient Jésus avant qu’il ne se montre publiquement pendant la fête.
(v. 12–13)
«Il y avait dans la foule une grande rumeur à son sujet. Les uns disaient: C’est un homme de bien. D’autres disaient: Non, il égare la multitude. Personne, toutefois, ne parlait librement de lui, par crainte des Juifs.»
Pendant que les autorités cherchaient Jésus, les foules discutaient à son sujet.
Les opinions étaient partagées : les uns disaient qu’il était un homme de bien, tandis que d’autres l’accusaient d’égarer la multitude. Cependant, aucune de ces opinions n’exprimait encore une compréhension complète de l’identité de Jésus.
Bien qu’ils parlent entre eux, ils n’osaient pas le faire ouvertement, par crainte des autorités religieuses mentionnées dans le verset précédent.
Le récit distingue ainsi clairement les foules des « Juifs » qui exerçaient une pression sur elles. L’atmosphère de la fête était marquée non seulement par les divisions au sujet de Jésus, mais également par la peur qui empêchait de parler librement de lui.
(v. 14)
«Vers le milieu de la fête, Jésus monta au temple. Et il enseignait.»
Lorsque la fête est déjà bien avancée, Jésus monte publiquement au temple et commence à enseigner.
Il ne demeure pas caché par crainte et n’évite pas de rendre témoignage. Il choisit simplement le moment conformément à sa propre mission, et non selon les exigences de ses frères.
Le temple était le centre de l’enseignement et de la vie religieuse d’Israël. Là, devant les autorités et les foules, Jésus expose ouvertement la parole qu’il a reçue du Père.
(v. 15)
«Les Juifs s’étonnaient, disant: Comment connaît-il les Ecritures, lui qui n’a point étudié?»
Les autorités s’étonnent de la connaissance de Jésus.
Leur question ne signifie pas que Jésus était illettré. Le fait de « connaître les Écritures » se rapporte à sa maîtrise des textes sacrés et à sa capacité de les enseigner.
Ce qui les déconcerte, c’est qu’il n’ait pas reçu la formation rabbinique qu’ils reconnaissaient. Il n’avait pas été formé comme disciple dans leurs écoles, mais il enseignait avec une connaissance qui les étonnait.
Leur erreur consiste à mesurer l’origine de son enseignement uniquement d’après des qualifications humaines.
(v. 16)
«Jésus leur répondit: Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé.»
Jésus répond en expliquant d’où vient sa doctrine.
Lorsqu’il déclare : « Ma doctrine n’est pas de moi », il ne veut pas dire que ses paroles lui seraient étrangères ou qu’il répéterait quelque chose sans le comprendre. Il signifie qu’il ne parle pas indépendamment et ne présente pas une doctrine issue de sa propre initiative humaine.
Sa doctrine vient du Père qui l’a envoyé. Jésus parle comme l’Envoyé qui communique fidèlement les paroles de Dieu.
Cela explique pourquoi son autorité ne dépend pas d’une formation reçue auprès de maîtres humains : la source de sa doctrine est le Père lui-même.
(v. 17)
«Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon propre chef.»
Jésus explique comment il est possible de reconnaître la véritable origine de sa doctrine.
Il ne dit pas qu’une personne doit accomplir parfaitement toute la volonté de Dieu afin de mériter de comprendre. Il parle de celui qui désire sincèrement la faire.
La question n’est pas uniquement intellectuelle. Celui qui désire véritablement se soumettre à Dieu sera disposé à reconnaître l’enseignement qui vient de lui. En revanche, celui qui cherche à conserver sa propre volonté, sa position ou sa gloire peut résister à la vérité, même lorsque les preuves se trouvent devant lui.
La disposition du cœur influence donc la manière dont une personne répond à Jésus. Vouloir faire la volonté de Dieu conduit à examiner sincèrement sa doctrine et à reconnaître qu’il ne parle pas de son propre chef.
Cela se rattache à ce qui avait été déclaré auparavant : ceux qui recherchaient la gloire des hommes ne pouvaient pas croire tant qu’ils demeuraient orientés vers cette approbation (Jean 5:44).
(v. 18)
«Celui qui parle de son propre chef cherche sa propre gloire; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui.»
Jésus établit un principe.
Celui qui parle de son propre chef recherche sa propre gloire.
Mais celui qui recherche la gloire de celui qui l’a envoyé est vrai.
Appliqué à Jésus, cela signifie qu’il n’enseigne pas pour s’exalter ni pour rechercher une reconnaissance personnelle, mais afin de glorifier le Père.
C’est pourquoi il n’y a en lui aucune injustice : ni tromperie ni motivation pervertie.
Implications
- Jésus agit selon le temps du Père : il ne permet pas aux attentes humaines de déterminer la manière dont il doit accomplir sa mission.
- Les opinions au sujet de Jésus ne remplacent pas la reconnaissance de son identité : certains le considéraient comme un homme de bien et d’autres comme un séducteur, mais tous avaient besoin de recevoir véritablement sa doctrine.
- L’autorité de Jésus ne vient pas de qualifications humaines : sa doctrine a pour origine le Père qui l’a envoyé.
- La disposition du cœur influence la reconnaissance de la vérité : celui qui veut faire la volonté de Dieu sera disposé à recevoir l’enseignement qui vient de lui.
- Rechercher sa propre gloire déforme l’enseignement : le véritable envoyé ne parle pas pour s’exalter, mais pour honorer celui qui l’a envoyé.
- Il n’y a en Jésus ni fausseté ni intention pervertie : ses paroles communiquent fidèlement la doctrine du Père.
Applications
- Ne laisse pas la pression des autres déterminer ta réponse à Jésus : la foule craignait de parler librement à cause des autorités.
- Ne mesure pas la vérité uniquement d’après des qualifications humaines : examine si un enseignement correspond à ce que Dieu a révélé.
- Approche-toi de la doctrine du Christ avec la volonté d’obéir : il ne suffit pas de l’analyser de l’extérieur ; il faut vouloir faire la volonté de Dieu.
- Examine quelle gloire tu recherches : le désir de reconnaissance humaine peut empêcher de recevoir et de communiquer correctement la vérité.
- Reçois les paroles de Jésus comme la doctrine du Père : il n’a pas parlé de son propre chef, mais comme le véritable Envoyé de Dieu.
Résumé
Dans Jean 7:10–18, Jésus monte à la fête non publiquement, mais conformément au temps approprié. Pendant ce temps, les gens sont divisés et craignent de parler librement à son sujet. Vers le milieu de la fête, Jésus enseigne dans le temple, étonnant les Juifs par sa connaissance des Écritures. Il explique que sa doctrine ne vient pas de lui-même, mais du Père qui l’a envoyé. Il affirme également que celui qui veut faire la volonté de Dieu pourra reconnaître que sa doctrine vient véritablement de lui. Enfin, il montre que le véritable envoyé ne recherche pas sa propre gloire, mais celle de celui qui l’a envoyé. Le récit révèle que l’autorité et la vérité de Jésus sont entièrement liées au Père.
Prière
Notre Père, nous te rendons grâces parce qu’en ton Fils tu nous as donné une doctrine véritable qui vient de toi.
Seigneur, aide-nous à ne pas juger le Christ selon des critères humains ni à nous laisser entraîner par les apparences, la peur ou l’opinion des autres. Donne-nous un cœur disposé à faire ta volonté afin que nous puissions reconnaître clairement la vérité de ta parole.
Apprends-nous également à ne pas rechercher notre propre gloire, mais à vivre pour t’honorer, en suivant l’exemple de ton Fils, qui a toujours parlé et agi conformément à ta volonté.
Accorde-nous de recevoir la doctrine du Christ avec humilité, de lui obéir avec sincérité et de demeurer fermes en elle, même lorsque le monde pense autrement.
Nous te le demandons au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Amen.
Nouvelle Édition de Genève (NEG 1979)
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