Jean 5:41–47:
La raison pour laquelle ils ne croient pas
Jean 5:41–47 (NEG 1979)
Interprétation correcte de Jean 5:41–47
Après avoir présenté plusieurs témoignages à son sujet (Jean 5:30–40), Jésus révèle maintenant la raison pour laquelle ses interlocuteurs ne répondent pas correctement. Le problème n’est pas le manque de preuves, mais la condition intérieure et l’orientation de leur cœur.
(v. 41)
«Je ne tire pas ma gloire des hommes.»
Jésus commence par préciser sa propre position.
Il ne recherche pas la gloire des hommes et n’en dépend pas. Son identité et sa mission ne reposent pas sur l’approbation humaine.
Cela établit un contraste avec ce qu’il va dire à leur sujet dans les versets suivants.
(v. 42)
«Mais je sais que vous n’avez point en vous l’amour de Dieu.»
Jésus déclare qu’il connaît leur condition.
Il affirme : « Vous n’avez point en vous l’amour de Dieu ». Le texte ne développe pas ici tous les aspects de cette affirmation, mais il signale une absence intérieure.
Cela se rattache à ce qui précède : leur rejet de Jésus n’est pas seulement une question intellectuelle, mais une question de cœur.
(v. 43)
«Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; si un autre vient en son propre nom, vous le recevrez.»
Jésus présente un contraste très clair.
Il est venu « au nom de son Père », c’est-à-dire en représentant le Père.
Pourtant, ils ne le reçoivent pas.
En revanche, Jésus affirme qu’ils recevront un autre qui viendra « en son propre nom ».
Cela révèle une inversion dans leur réponse : ils rejettent celui qui vient de Dieu et accueillent celui qui agit en son propre nom.
(v. 44)
«Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul?»
Jésus pose une question rhétorique qui dévoile la racine de leur incrédulité.
Ils tirent leur gloire les uns des autres, c’est-à-dire qu’ils recherchent et acceptent la reconnaissance, l’approbation et le prestige qu’ils s’accordent mutuellement.
En revanche, ils ne recherchent pas « la gloire qui vient de Dieu seul ». Dans ce contexte, cela signifie rechercher l’approbation de Dieu, recevoir son témoignage et se soumettre à ce qu’il a révélé au sujet de son Fils.
Jésus ne déclare pas que leur incapacité à croire soit nécessairement définitive. Il montre que, tant qu’ils continueront à rechercher avant tout l’approbation humaine, ils ne pourront pas recevoir correctement le Christ.
Sa question les appelle également à s’examiner et à abandonner cette orientation. Pour croire en Jésus, ils devaient cesser de mesurer la vérité selon la reconnaissance des hommes et rechercher l’approbation de Dieu.
(v. 45)
«Ne pensez pas que moi je vous accuserai devant le Père; celui qui vous accuse, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.»
Jésus introduit maintenant le thème de l’accusation.
Ils avaient placé leur espérance en Moïse, puisque Dieu avait donné la Loi par son intermédiaire. Moïse a écrit les cinq premiers livres de la Bible : la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome.
Pourtant, ce même Moïse en qui ils espéraient devenait un témoin contre eux, puisqu’ils ne recevaient pas celui vers lequel ses écrits conduisaient.
(v. 46)
«Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit à mon sujet.»
Jésus explique pourquoi Moïse les accuse.
Croire véritablement Moïse ne consistait pas seulement à honorer son nom ou à connaître ses écrits, mais à recevoir ce que Dieu avait révélé par son intermédiaire.
Moïse a écrit au sujet du Messie par des promesses, des prophéties et des figures qui désignaient le Christ. Parmi elles figurent la promesse de la descendance qui écraserait le serpent (Genèse 3:15), la descendance d’Abraham par laquelle toutes les nations seraient bénies (Genèse 22:18) et le prophète semblable à Moïse que le peuple devait écouter (Deutéronome 18:15).
C’est pourquoi, s’ils avaient réellement cru aux écrits de Moïse, ils auraient reconnu Jésus comme celui vers lequel ces écrits conduisaient.
(v. 47)
«Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles?»
Jésus conclut par une autre question rhétorique.
Ces hommes affirmaient reconnaître l’autorité de Moïse, mais leur rejet de Jésus démontrait qu’ils ne croyaient pas véritablement à ses écrits.
Le problème n’était pas qu’ils ignoraient les paroles de Moïse, mais qu’ils n’acceptaient pas leur véritable témoignage. S’ils rejetaient les écrits qu’ils prétendaient honorer, ils n’étaient pas davantage disposés à recevoir les paroles de Jésus.
Ainsi, leur rejet du Christ révélait que leur confiance en Moïse n’était qu’apparente.
Implications
- La recherche de la gloire humaine fait obstacle à la croyance : tant qu’une personne accorde une importance primordiale à l’approbation des hommes, elle ne peut recevoir le Christ conformément au témoignage de Dieu.
- L’incrédulité ne doit pas être comprise comme une condition nécessairement irréversible : la question de Jésus confronte ses auditeurs et les appelle à abandonner la recherche de la reconnaissance humaine pour rechercher l’approbation de Dieu.
- Croire aux Écritures implique de recevoir le Christ : Moïse a écrit au moyen de promesses, de prophéties et de figures qui le désignaient.
- Il est possible d’honorer extérieurement la Bible sans croire véritablement son message : le rejet de Jésus démontrait que ces hommes ne recevaient pas réellement les écrits de Moïse.
Applications
- Examine ce que tu recherches : le récit montre la différence entre rechercher la gloire de Dieu et celle des hommes.
- Reconnais que le problème peut être intérieur : il ne s’agit pas toujours d’un manque d’information, mais parfois d’un manque de disposition.
- Ne sépare pas les Écritures du Christ : elles conduisent vers lui.
- Évalue ta réponse à la parole : ta manière de répondre à Jésus révèle ta relation avec Dieu.
- Recherche la gloire qui vient de Dieu : cela est essentiel pour répondre correctement au Christ.
Résumé
Dans Jean 5:41–47, Jésus révèle la raison pour laquelle ses interlocuteurs ne croient pas en lui. Il ne tire pas sa gloire des hommes, mais il constate qu’ils n’ont pas en eux l’amour de Dieu et recherchent la reconnaissance humaine. Bien qu’il soit venu au nom du Père, ils ne le reçoivent pas, tandis qu’ils recevraient quelqu’un qui viendrait en son propre nom. Jésus montre que, tant qu’ils rechercheront l’approbation humaine au lieu de celle qui vient de Dieu, ils ne pourront pas croire correctement en lui. Sa question les confronte afin qu’ils abandonnent cette orientation et reçoivent le témoignage que Dieu a rendu au sujet de son Fils. Il affirme ensuite que ce n’est pas lui qui les accusera devant le Père, mais Moïse, en qui ils ont placé leur espérance, car Moïse a écrit à son sujet. Puisqu’ils ne croient pas aux écrits de Moïse, ils ne croient pas non plus aux paroles de Jésus. Le récit conclut ainsi que leur rejet du Christ révèle une profonde incohérence dans leur relation avec Dieu et avec les Écritures.
Prière
Notre Père, nous te rendons grâces parce que, par ton Fils, tu as clairement révélé la vérité à ton sujet.
Seigneur, aide-nous à ne pas rechercher la gloire des hommes, mais celle qui vient de toi. Sonde notre cœur et montre-nous s’il existe en nous quelque chose qui nous empêche de répondre correctement à ta parole.
Accorde-nous d’aimer ce que tu aimes et de recevoir ton Fils tel que tu l’as envoyé. Aide-nous également à lire les Écritures avec intelligence, en reconnaissant qu’elles désignent le Christ.
Nous te le demandons au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Amen.
Nouvelle Édition de Genève (NEG 1979)
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