Jean 1:6–13:
Le témoignage rendu à la lumière et les enfants de Dieu
Jean 1:6–13 (NEG 1979)
Interprétation correcte de Jean 1:6–13
Après avoir présenté la Parole comme éternelle et divine, comme celle par qui tout a été fait, source de la vie et lumière des hommes (Jean 1:1–5), Jean introduit maintenant un homme envoyé de Dieu. La lumière demeure au centre du texte, mais un témoin apparaît, chargé de rendre témoignage à son sujet. Le texte commence ainsi à montrer comment la lumière vient dans le monde et comment les hommes réagissent à sa venue.
(v. 6)
«Il y eut un homme envoyé de Dieu: son nom était Jean.»
L’Évangile présente Jean.
À la différence de la Parole, Jean est simplement présenté comme « un homme ». Cela établit une distinction importante avec ce qui vient d’être déclaré au sujet de la Parole.
La Parole était au commencement. Jean apparaît dans l’histoire comme un homme envoyé de Dieu.
Son autorité ne vient pas de lui-même : sa mission vient de Dieu.
(v. 7)
«Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui.»
Jean vint pour servir de témoin.
Son rôle n’était pas d’attirer l’attention sur lui-même, mais de rendre témoignage à la lumière.
Le but de ce témoignage était que tous croient par lui. Jean n’était pas l’objet de la foi, mais l’instrument par lequel d’autres seraient conduits à croire.
Le texte montre que Dieu se sert du témoignage pour conduire les hommes à croire par l’intermédiaire du témoin.
(v. 8)
«Il n’était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière.»
Le texte précise directement ce que Jean n’était pas.
Il n’était pas la lumière.
Cette précision évite toute confusion. Bien que Jean ait été envoyé de Dieu et qu’il ait reçu une mission importante, il n’occupait pas la place de la lumière.
Sa tâche consistait à rendre témoignage à la lumière.
Le témoin est important, mais il ne doit pas être confondu avec celui à qui il rend témoignage.
(v. 9)
«Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.»
Le texte ramène maintenant l’attention sur la lumière.
Il l’appelle « la véritable lumière ».
Cela montre que la lumière dont parle Jean n’est ni partielle, ni fausse, ni secondaire. Elle est la véritable lumière.
Cette lumière, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Le texte la présente comme celle qui se manifeste aux hommes et révèle la condition de l’être humain devant Dieu.
La lumière n’est pas réservée à un groupe restreint ou caché. Sa venue concerne tous les hommes dans le monde.
L’expression « en venant dans le monde » se rapporte ici à la lumière : c’est elle qui vient dans le monde et éclaire tout homme. Le texte grec permet également de rattacher cette expression à « tout homme ». Dans les deux lectures, l’accent demeure placé sur la relation entre la lumière et l’humanité.
(v. 10)
«Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue.»
Jean présente maintenant une réalité surprenante.
La lumière était dans le monde.
Mais ce monde ne lui était pas étranger, puisque le monde a été fait par elle. Jean avait déjà déclaré que toutes choses avaient été faites par la Parole (Jean 1:3).
Cependant, bien que le monde ait été fait par elle, le monde ne l’a point connue.
Le rejet humain apparaît ici. La création lui appartient, mais le monde ne reconnaît pas son Créateur.
(v. 11)
«Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.»
Le rejet devient encore plus personnel.
Le texte ne dit pas seulement que le monde ne l’a point connue, mais aussi qu’elle est venue chez les siens et que les siens ne l’ont point reçue.
Cette expression montre que la lumière est venue parmi ceux qui lui appartenaient. Pourtant, les siens ne l’ont point reçue.
Le texte présente une réaction douloureuse : la venue de la lumière n’a pas rencontré la reconnaissance, mais le rejet.
(v. 12)
«Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,»
Jean introduit un contraste par le mot « Mais ».
Bien que beaucoup ne l’aient point reçue, tous n’ont pas réagi de la même manière.
À tous ceux qui l’ont reçue, c’est-à-dire à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.
Recevoir le Christ et croire en son nom sont étroitement liés. Il ne s’agit pas d’un accueil superficiel, mais d’une foi véritable en sa personne.
Le résultat est profond : ils reçoivent le pouvoir de devenir enfants de Dieu.
Cette filiation n’est pas présentée comme une condition que tous les hommes possèdent naturellement, mais comme une réalité accordée par le Christ à ceux qui croient en son nom.
(v. 13)
«non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.»
Jean explique maintenant l’origine de cette nouvelle condition.
Les enfants de Dieu ne sont pas nés du sang. Ils ne deviennent pas enfants de Dieu par leur ascendance humaine.
Ils ne sont pas non plus nés de la volonté de la chair. Cette naissance n’est pas le résultat d’un désir ou d’une capacité humaine.
Ni de la volonté de l’homme. La volonté humaine ne produit pas cette nouvelle naissance.
Ils sont nés de Dieu.
Le texte montre que devenir enfant de Dieu est une œuvre qui procède de Dieu. Les hommes reçoivent le Christ en croyant en son nom, mais la nouvelle naissance a son origine en Dieu.
Implications
- Jean fut envoyé de Dieu : sa mission avait une origine divine.
- Jean n’était pas la lumière : son rôle était de rendre témoignage, et non d’occuper la place du Christ.
- La véritable lumière est venue dans le monde : l’Évangile présente le Christ comme la véritable révélation donnée aux hommes.
- Le monde a été fait par elle : la lumière venue dans le monde est aussi son Créateur.
- Le rejet humain est réel : le monde ne l’a point connue et les siens ne l’ont point reçue.
- La filiation divine est accordée par le Christ : ceux qui croient reçoivent le pouvoir de devenir enfants de Dieu.
- La nouvelle naissance vient de Dieu : elle ne vient ni du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.
Applications
- Rends témoignage au Christ sans chercher à occuper le centre : Jean désignait la lumière, et non sa propre personne.
- Reconnais le Christ comme la véritable lumière : ne cherche pas ailleurs la lumière que lui seul peut donner.
- Ne sois pas surpris par le rejet du monde : le texte montre que beaucoup n’ont pas reçu la lumière.
- Reçois le Christ en croyant en son nom : Jean unit le fait de le recevoir à une foi véritable en sa personne.
- Repose-toi sur l’œuvre de Dieu : devenir enfant de Dieu ne vient pas de l’effort humain, mais de la grâce de Dieu.
- Vis comme un enfant de Dieu : si tu as reçu le Christ, ton identité vient de ce que Dieu a accompli.
Résumé
Dans Jean 1:6–13, l’Évangile présente Jean comme un homme envoyé de Dieu pour rendre témoignage à la lumière. Jean n’était pas la lumière, mais un témoin chargé de désigner la véritable lumière. Cette lumière était dans le monde ; le monde avait été fait par elle, mais ne l’a point connue. Elle est venue chez les siens, mais les siens ne l’ont point reçue. Cependant, à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. Cette nouvelle naissance ne vient ni de l’ascendance humaine ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.
Prière
Notre Père, nous te rendons grâce d’avoir envoyé un témoin pour rendre témoignage à la véritable lumière.
Seigneur, aide-nous à tourner nos regards vers le Christ et à ne pas confondre le témoin avec la lumière. Donne-nous un cœur humble pour recevoir ton Fils, croire en son nom et vivre selon l’identité que tu accordes à tes enfants.
Nous te remercions, car devenir enfants de Dieu ne dépend ni de notre force, ni de notre ascendance, ni de notre volonté, mais de ton œuvre puissante et miséricordieuse.
Accorde-nous de rendre fidèlement témoignage au Christ, en dirigeant toujours les regards vers lui et non vers nous-mêmes.
Nous te le demandons au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Amen.
Nouvelle Édition de Genève (NEG 1979)
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